LA DRÔLE D’HISTOIRE DE LA RÉSIDENCE CASTELROC HAUT

Par Rémy Alacchi – Tous droits réservés
Certes, nous n’abordons pas en la présente un point capital de l’histoire de notre cher quartier. Pourtant les évènements méritent d’être racontés car ils sont savoureux . Âgé de plus d’une cinquantaine d’années la résidence vieillit et la troisième génération de parents occupent à présent ce petit coin du terroir Marseillais
Je vous présente ici une synthèse rapide de l’histoire de cette résidence que j’ai abordé par ailleurs longuement dans mon livre à sortir prochainement Les enfants de la colline

la propriété des roches avec le château 1948
CASTELROC HAUT
A la fin des années 1960 et au début des années 70, la population de la ville de Marseille s’est considérablement accrue du fait de des bouleversements sociologiques.
Une forte densité nouvelle de population génère au début des années 70 une demande sans cesse croissante de logements
De nombreux programmes d’envergure voient le jour dans les quartiers sud ( La Rouvière, Saint Tronc la Rose. les Roches, Sainte Croix )
Au début des années 1960, sous l’impulsion de Gaston Defferre, les urbanistes sont à la recherche de nouveaux terrains viables susceptibles d’accueillir de nouvelles réalisations Des études sont lancées. les terrains agricoles de Saint-Tronc attire rapidement l’attention des autorités.
L’architecte -conseil du département des bouches du Rhône lance en 1962 une étude sur les hauts de Saint Tronc auprès de l’architecte Claude Gros .
Le terrain repéré présente plusieurs avantages. Jadis occupé par le château des Roches les anciens propriétaires avaient fait les déboisements de la pinède environnantes et le terrain sablonneux en plateau permettaient la construction de plusieurs immeubles sans trop de difficultés
D’autres difficultés viendront par la suite mais c’est une autre histoire
Le terrain à flanc de colline possédait également sa rampe d’accès creusée au travers les multiples terres agricoles au milieu du 19e siècle.

Le château des Roches 1956
La route actuelle d’ailleurs qui serpente depuis les roches jusqu’au immeubles de Castelroc est la même que celle qui menait jadis au château.
En 1972 lorsque mes parents visitent pour la première fois l’appartement témoin . Seul le Garlaban existe, les autres immeubles sont en construction et les infrastructures ( éclairage, route sont encore incertaines )
L’école de castelroc n’existe pas encore il faudra attendre quelques années pour que celle-ci soit construite.

La proximité des collines inspire les urbanistes qui utilisent l’analogie avec Pagnol pour nommer chaques immeubles du nom d’un pic issu de l’univers du romancier académicien ( Le Taoumé, Le Ruissatel, Le Bertagne, le Garlaban )
L’ensemble immobilier compte 328 logements ( 1200 habitants ) à destination de l’accession à la propriété
la topographie en promontoire sur Marseille est utilisé habillement par les architectes qui créent des ascenseurs vitrés permettant une vue imprenable sur la ville.

Vu depuis la colline

A son début, l’ingéniosité des architectes a permis également d’enfouir les garages en sous-sol , limitant ainsi les déplacements en voiture à l’intérieur de la résidence et permettant ainsi une certaine fluidité entre les immeubles. Ces garages à l’époque ouverts allaient devenir un formidable terrain de jeu pour les gamins que nous étions.
Nous étions les enfants du baby-boom, et j’ai le souvenir qu’à cette époque nous étions très nombreux entre 8 et 10 ans. La tranquillité des lieux, la proximité de la colline, la présence d’un stade revêtait pour les jeunes couples qui souhaitaient s’installer à cette époque dans un coin de Marseille, un investissement plus que rassurant
Je reviens sur ces épisodes beaucoup plus longuement dans mon premier livre qui devrait sortir prochainement.

Castelroc vue depuis le Taoumé 1986
Le Mont Sainte-Croix ( et non Rouviere ) qui surplombe la residence veille depuis la nuit des temps sur ce coin du terroir marseillais. Pagnol avait le Garlaban, nous avons Sainte-Croix
Revenons à l’histoire de la résidence que je synthétise rapidement et que je ne prétends pas résumer en quelques mots
Les propriétaires pouvaient à l’époque contracter leur prêt auprès du crédit foncier par exemple, Caisse épargne ou banque privée comme la société Marseillaise de crédit.

CASTELROC vu du ciel – 1985
La SIC ( Caisse d’épargne ) permit à de jeunes couples permettait l’accession à la propriété par des prêts très haut autour de 10 ou 15 %
À l’époque les appartements se vendaient entre 70000 et 140000 nouveaux francs )
Ce qui nous ferait aujourd’hui à peu près des sommes allant de 11 000 euros à 22 000 euros
D’après le Centre d’étude des revenus et des coûts En France, un salarié sur trois gagnait moins de 2 000 F par mois ; 56 % gagnaient entre le SMIC et 2 500 F. Le salaire net moyen d’un cadre supérieur (8 400 F par mois), en 1976,
L »implication de la Caisse d’Epargne dans le programme de la résidence Castelroc haut explique d’ailleurs la présence de ces six bans verts qui existent depuis l’année 1975 et qui ont été offert par la banque en question

Maintes fois réparés et déplacés, ces quelques bancs verts partagent le quotidien des promeneurs depuis des décennies.
A suivre
RETROUVEZ PROCHAINEMENT L’HISTOIRE DU QUARTIER DEPUIS LES ANNÉES 1970 DANS UN LIVRE A PARAÎTRE PROCHAINEMENT

