Les belles demeures du XIX ème – Sainte Émilie les Tilleuls

Par Rémy Alacchi – Tous droits réservés

Ancienne entrée de la Bastide à l’angle du chemin Vallon de Toulouse et et de l’ex Chemin de Saint-Tronc

Sainte Émilie – Les Tilleuls : Angle ex chemin de Saint Tronc et chemin Vallon Toulouse. ) : il serait impossible de nos jours de deviner quel fut le passé glorieux de cette magnifique demeure tant l’urbanisation l’a anonymé. . Si la Bastide trône encore fièrement en bordure de la toute nouvelle L2, le parc et la magnifique allée de platanes y qui conduisait n’est plus qu’un lointain souvenir..

Suivons à nouveau l’historien des bastides Henry Luppi. Nous apprenons que la demeure est toujours la propriété des sœurs de Saint-Joseph de l’Apparition.

Jadis baptisée  » Château Honnorat  » du nom son premier propriétaire Mr Jacques Honnorat qui l’avait acquise en 1856, il l’a revendu à un fabricant de coton, Mr Louis Meiffren en 1878. La Bastide vécut paisiblement à l’ombre des platanes jusque dans les années 1970, période pendant laquelle le quartier allait connaître de profondes mutations.

Un promoteur avait dans les années 1990 envisagé un projet immobilier ( la Villa Justine ) mais c’est finalement une surface commerciale qui s’y est installé.

Les cartes ancienne IGN 1950 nous permettent de visualiser ce que fut le domaine.

La petite animation ci-dessous vous permet de repérer- En orange – ex chemin de Saint-Tronc l’actuel boulevard Paul Claudel

En bleu , chemin de Vallon Toulouse.

le château Honorat est encerclé de blanc.

Notez sur la photo un détail inattendu, l’Immeuble au dessus à droite en bordure de la route ( actuellement en face des commerçants des Micocouliers ) au-dessus existe déjà en 1950. C’est d’autant plus étonnant que le quartier est à l’époque très éloigné du centre-ville, les infrastructures transports et commerces sont quasi inexistantes . L’immeuble doit dater de l’apres guerre. Il est donc le plus ancien du quartier. Peut- être a-t-il été construit à l’époque pour les ouvriers agricoles encore nombreux à travailler dans les exploitations maraîchères et les laiteries du quartier.

Nous n’avons aucun mal sur la photo à repérer l’allée de platanes en arc de cercle qui conduit vers le château.
Carte postale de Sainte Émile et du parc 1920

Histoire des bastides de Saint Loup

Par Remy Alacchi – @ Tous droits réservés – 2005

Source : Les bastides de Saint Loup, Henry Luppi, Comité du vieux Marseille, 1983

Campagne Hugues : 10, traverse de Chanteperdrix . La luxuriance du lieu, la hauteur des platanes centenaires signait la présence de nappes d’eaux abondantes et souterraines sous la bastide. Cette demeure à vocation agricole appartint à la famille Gros, fabricants d’eaux de vie, puis elle passa entre les mains de jardiniers, Les Hugues, qui l’exploitèrent jusqu’en 1891. La bastide servait alors de moulin à huile d’olive, la meule est d’ailleurs toujours visible dans la cour. Bastide démolie en 2008.

La Germaine

La Germaine – Rue Pierre Doize A nouveau, bastide du XVIII eme, le domaine comportait jadis,une maison de gardien, aujourd’hui disparue. Le parc s’étendait jusqu’aux limites du parking Auchan. La propriété jouxtait alors la parcelle de la bastide  » La Martine  » qui se trouvait à coté de l’actuelle piscine de Pont de Vivaux. A l’origine, la Germaine fut la propriété de la famille Hawadier.

Les Bruyères – Entrée du parc des Bruyères D’après H. Luppi, cette belle battisse aux accents Florentin fut le bien du Docteur Antoine Magloire Brengues aux alentours de 1850. Sa fille Fanny en hérita vers 1894. Mariée au notaire Charles Castanié, ils firent leg de la bastide à leurs enfants. C’est à cette époque que la tour carrée fut rajoutée à l’ensemble. La propriété fut ensuite rachetée par la ville.

Canto – Perdrix – Traverse Chanteperdrix – Cette belle bastide entourée de platanes centenaires demeure incroyablement conservée.. Au XVIII eme siècle, elle appartint à la famille Constant. Sous l’empire (1804 -1812) elle portait alors le nom de Cazeneuve ( maison neuve ) La demeure fut mise aux enchères en 1828, Mr Joseph Cabasson, cordonnier à Saint Loup emporta la vente. Son fils, Joseph, naquis dans la bastide en 1841. Aquarelliste de talent,élève de Loubon, il acquis dans la région une certaine renommée. La bastide fut occupée par le officiers Allemands pendant la guerre de 39-45

Saint Thys

Saint Thys – Rue Pierre Doize . La bâtisse fut construire au XIX eme par la famille Racine, riches négociants. Dans les années 1930, la maison fut transmise à Mr Albert Accard, avocat et fils de bâtonnier Autres propriétaires, Mr FG Fotiadis puis elle accueillit les locaux administratifs des CRS.avant d’ être laissée à l’abandon. Cette magnifique bastide est sortie récemment de sa torpeur grâce à la création d’une maison spécialisée

La Renette

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La Renette : Boulevard Romain Rolland Largement morcelée, la bastide possédait à l’époque sa propre chapelle. Son parc, à ce jour réduit au minimum, s’étendait naguère au sud jusque’ à la Fauvière et jouxtait l’actuel Auchan

Gorge Noire – Parc des Bruyére Elle fut construite pour Mr Barthélemy Badetty dans la seconde moitié su XIX eme. La famille Badetty était des fabricants d’huile et de graines sur l’avenue des chartreux. La maison demeura dans la famille Badetty jusqu’en 1908, date à laquelle elle fut acquise par Henri de Martialis de Contans, ingénieur. Autres propriétaire (1912) Philippe- Antoine Cerrati, conseiller municipal. Henri Luppi, nous raconte que la bastide possédait une grotte au sommet de la colline avec de jolies stalactites.

Les Marronniers – Bvd de Saint Loup Belle bastide XVIII eme, le parc de la résidence a été largement morcelé Elle fut le bien d’ Estienne Roustang dés 1755. Les historiens qui se sont penchés sur l’évolution de cette bastide nous apprennent que le Sieur Roustang céda les terrains en bordure de la route pour permettre la construction des maisons. Ces bâtisses, quoique modestes firent de lui, un généreux donateur et il devint ainsi  » le seigneur de Saint Loup  » A sa mort, sonbeau-fils, M de St Eloy en hérita et fit construire  » un château  » sur l’emplacement de la bastide. La propriété était alors traversée par un petit biez qui activait le moulin du Martinet. Henri Luppi, historien des bastides, nous apprend  » que le château comportait d’élégantes tourelles, quatre canons, dont deux tournées vers le nord et deux vers le midi,  » De somptueuses statues de marbre représentant de personnages mythologiques donnaient de airs de Versailles à ce coin de province. Le parc, lui aussi, avait fait l’objet de soins particuliers. De belles allées complantées de marronniers furent créées sur le modèle des jardins à la Française, très en vogue à l’époque ; En 1791, le domaine qui comportait en tout trois bastides, fut cédé, elle passa successivement entre les mains de Laurent – François Tarteron puis du Sieur Louis -Auguste Reboul. La famille Reboul la conserva jusqu’à la révolution, ils échappèrent d’ailleurs de peu au chaos révolutionnaire. En 1910, le châteaufut acquis par un avocat, Xavier de Magallon. La belle grille aux armes de la famille Reboul est encore visible, sur le boulevard de Saint Loup.

A suivre

Le Vallon de Toulouse

 » Ce qui fut ne sera plus, alors je m’assois et je me souviens « 

Par Rémy Alacchi – Tous droits, réservés – 2005

1 Reflet d’une époque révolue

Le Vallon de Toulouse : Le Vallon de Toulouze (et non de Toulouse) doit son nom au propriétaire des lieux Etienne Toulouze, qui en 1697 acquit les terrains. L’endroit fut initialement dévolu aux fours à chaux.

Le vallon – 2005
Traverse Regny – 2005

Ancien chemin de Cassis. Un des seuls vestiges de l’ancienne desserte du quartier. Il longeait jadis les grandes propriétés et permettait de se connecter au village du Cabot pour rejoindre le Redon et enfin la Gineste. Nous pouvons observer sur les photos les murs de délimitation et les entrées secondaires des riches bastides mitoyennes du chemin.
En arrivant de Sainte Marguerite, le promeneur pouvait au siècle dernier apercevoir La bastide Entremont – la bastide Grand Pré -Les Trembles – Solvert La campagne Fémy.


Traverse Régny : ex chemin de Duprat
Du nom du propriétaire des terrains (13 hectares en tout) dans les années 1830. De l’ancien chemin de Cassis, il était possible d’emprunter la Traverse Regny qui jouxtait les terres immenses de Grand Pré pour rejoindre la traverse Pelissier sur la gauche ou aller tout droit pour admirer le magnifique portail de la bastide La Maurelle.

2 Les bastides de Vallon de Toulouse :

Sources   Les bastides de Sainte Marguerite, Henri Luppi, Comité du vieux Marseille,

Ancien pilastre de la grille d’entrée

LA BASTIDE L’ETOILE : L’entrée de la propriété se situait sur le chemin du Vallon de Toulouse, les magnifiques pilastres qui en ornaient l’entrée sont d’ailleurs toujours visibles sur la gauche du « Clos de palmiers »

Une fois la grille passée, une allée des platanes (toujours visibles en bordure du stade Vallon de Toulouse) conduisait le promeneur jusqu’à la bastide. Celle-ci se nommait jadis « campagne Pastoret » elle appartenait à Joseph – Tancrède Pastoret vers le milieu du XIXème siècle. Luppi, l’historien des bastides nous apprends que Mr Pastoret était ancien négociant et fabricien de l’église Sainte Marguerite (administrateur de la paroisse). La bastide avait appartenu avant lui au Sieur Gabriel Mossé, ingénieur au corps Impérial des Ponts et chaussées.



La bastide vers 1950 –

En remontant dans le temps, nous découvrons que Mr Mossé l’avait acquise en 1813 auprès d’un tailleur d’habits nommé Victor Marquis.
La bastide initiale comprenait trois bâtiments dont un de maître, ceux-ci ont été démolis en 1856 pour faire place à la bastide classique que nous apercevons sur la photo. Le terrain couvrait une superficie de 16 carteries (3 hectares) comprenant vignes, arbres fruitiers et oliviers.


La bastide vers 1950


Après avoir appartenu à la famille Pastoret pendant tout le XIXème siècle, la bastide fut vendue en 1888 par un courtier Jean-Anthoine Stalla décédé en 1924 et à son épouse née Bourdillon.
La famille Stalla-Bourdillon semble avoir été la dernière à posséder la bastide. La ville rasa la maison et racheta les terrains en 1970 pour y bâtir le collège Vallon de Toulouse.

Bastides voisines au XIXème siècle –La Maurelle – Campagne Fémy – Grand Pré – Maison Blanche – Sainte Emilie des Tilleuls – Saint Joseph (Campagne Rossolin) – Campagne Pastré (Tour de Tassy) – la Suzanne – Le Val des Bois – Valvert – La vieille Bastide – Campagne du Bon Pasteur – La clairière – Campagne Dravet Campagne Estrangin –  La Mignonne – La Sauvaire – Val beaux Cèdres Historique prochainement

3 Nostalgie – Le vallon disparu

Ancienne ferme Traverse Regny
chemin Vallon Toulouse – face au Dia (notez l’ancien grenier à grains au premier plan)
Ancienne ferme chemin Vallon Toulouse

Un voyage dans le temps : Les bastides de Saint Tronc

D’après l’exposition organisée à la poste Saint Tronc  » LES BASTIDES DE SAINT TRONC, LES JARDINS SECRETS DE NOS QUARTIERS «  – 1997

Sur une idée de Rémy Alacchi – Photos Pierre Laurent De Luca – Tous droits réservés

Prochainement : Les historiques des bastides

La Sauvagère Morcelée
Sainte Emilie – Les TilleulsMorcelée
Grand PréMorcelée

La Maurelle
La Marjolaine DISPARUE
Campagne Hugues DISPARUE
Chante – PerdrixMorcelée
Gorge Noire
La grande bastide
La Germaine
La Gauloise