Histoire bastide Les Andres – Pont de Vivaux

 

Par Rémy Alacchi – Tous droits réservés

Bastides voisines : Campagne Roussin – Campagne Dreveton – Campagne Rolland – La Pintade – Les Marronniers – Campagne Verdillon

 

Situé entre le Boulevard Romain Rolland et la Rue Verdillon ( ancienne traverse de la Vieille Chapelle ) la demeure s’élevait alors sur l’actuelle résidence « Le Jean Lumière « . Le domaine est construit, après morcellement, sur un domaine qui appartenait au Ruffo de Bonneval et dont les terres s’étendaient à l’origine jusqu’au lycée Jean Perrin.

Le domaine était la propriété du­, il a été ensuite été vendue par sa veuve autour des années 1880, au Baron Léon RUEF d’HAUZENDORF   dont la fille Alice était l’épouse de Monsieur Louis CAEN, préfet et Président du Conseil de Préfecture des Bouches du Rhône (1912-1927)

La propriété était alors plantée de 7050 m2 de vignes et possédait un potager de 1010 m2. (c’est donc plus tard que les terres ont été transformées en parc) . Le portail d’entrée ouvrait sur une allée majestueuse bordée de 28 platanes.

Elle fut occupée par les Allemands (1942-1944) puis les Américains s’y installèrent à la libération. Le bâtiment souffre alors des occupations successives. Le blason aux armes des Ruffo de Bonneval ornant le portail d’entrée ainsi qu’une partie du mobilier sont emportés.

Après guerre, les descendants de Monsieur RUEFF l’habitent toujours, Elle est ensuite le bien du chanteur Jean Lumière (voir ci-contre) qui y fit de fréquents séjours mais elle fut principalement occupée par sa famille (les ANEZIN ) Enfin la propriété fut racheté en 1963 et lotie. Il ne reste de ce passé glorieux que les Pins toujours visibles malgré qu’une grande partie d’entre-eux disparurent durant l’hiver 1956.

Source : Les bastides de Saint Loup, Henry Luppi, Comité du vieux Marseille,  1983

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Histoire des bastides Chanteperdrix et traverse Chevalier

Par Rémy Alacchi – Tous droits réservés

Histoire des bastides de Chanteperdrix et Grands Pins
CARVILLAN Au IX éme siècle de noter ère, CARVAILLANUS AGER » était une villa importante située dans une terre situé au- delà des rives de l’Huveaune. Cette villa, propriété des moines de Saint Victor fut offerte par un seigneur du nom de SIGOFREUS Ce nom CARVILLAN demeura dans l’inconscient collectif , il désignait selon Alfred (La banlieue de Marseille, 1878 Editions Jeanne Laffitte ), des terres incluants « le château Berger, la campagne Pastré, le lotissement Fémy. Les autres sections de CAVAILLAN s’étendaient sur la rive sud -est de l’HUVEAUNE, (De l’actuel Parc Dromel, à la Sauvagère et jusqu’  à l’actuel Pont de VIVAUX) Le morcellement au fil des siècles des terres de Carvillan a donné naissance aux quartiers de Ste Marguerite, Saint Tronc.D’autres sections  portent les noms de Chmap Fleuri ou Canto perdrix. L’appelation locale  de Chanteperdrix pourrait provenir des anciennes parcelles des moines de Saint Victor
L’arrivée de l’eau à Saint Loup fut une benediction pour le quartier Saint Loup. Irrigé par l’eau du canal, le quartier se developpa rapidement. La traverse Chantepedrix,  jadis étroite et bordée de hauts murs delimitant les propriétes n’a pas échappé à la régle.

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Bois Puget : Terrain proche D’Auchan. La bastide désormais disparue doit son nom à la famille Puget ( Wulfran Puget- armateur , président de la Caisse d’Epargne puis de la Chambre  de commerce dans le milieu du XIX eme siècle ) Entourée de bois et de feuillus , la parcelle était fort ancienne. Henry Luppi nous dit qu’il fut d’abord le bien du Sieur Fourrat à la Révolution avant d’être vendue à la famille Puget. La bastide devait se trouver dans le petit bois entre le parking d’Auchan, le stade de la germaine et le groupe d’immeubles des Marronniers.

Campagne Germain : 4, traverse Chanteperdrix.  Jadis nommée Campagne Dutertre, le propriétaire du lieu fut le libraire Jean Dutertre. Exerçant sur la place de la bourse, Luppi nous apprends qu’il resta maître des lieux jusqu’en 1891, date à laquelle, le domaine fut acquis pas Germain Esmeric. La bastide a été rasée dans les années 60, laissant la place à la Résidence Chanteperdrix

Le Chalet : 2 traverse Chanteperdrix : D’après Henry Luppi, la bastide a appartenu à la famille Hamaldive au XIX eme siècle Il devint successivement fabrique de pâtes puis maison de fermier avant d’être lotie dans les années 50

Les Cerisiers :  7,  traverse Chanteperdrix : La propriété fut le bien de Mr Raçine qui possédait déjà la Villa Saint Thys et la bastide Aéria .  Le nom du domaine rappelle qu’avant d’être vendue et morcelée par les promoteurs, la propriété était un vaste verger.

Les Pins : 8, traverse Chanteperdrix : Cette bastide fut le bien de Ambrosie Coder ( Société Coder ) dans les années 1860; il la vendit qvec la maison de fermier au Sieur Horace Prost.

Campagne Perasso : Traverse Chanteperdrix (actuelle résidence Haut des Bruyères)
Le domaine encore visible , il y a quelques années , appartint à la Comtesse Filippi à la fin du siècle dernier . La famille Perasso la racheta en 1910. Au même moment,  elle venait de créer l’ entreprise dans les collines de Saint Tronc.

Traverse Chanteperdrix -1997 - Anciennes fermes et terres agricoles
Traverse Chante-Perdrix 1997 - Ancienne ferme et terres agricoles

Château Saint Loup ou Château Meynard ( actuel Groupe d’immeuble Château Saint Loup ) La battisse appelée « château » était une belle demeure en pierre grise possédant ses écuries et sa maison de fermier. Construit dans les années 1840-45, il appartint initialement à Mr François-Pierre Meynard,  rentier. Il  légua le bien à son fils en1891. Le marquis JS Larragoîti en fut l’heureux propriétaire dans les années d’avant guerre. Vandalisé, délabré, le château survécut un temps à la construction alentours du groupê d’immeuble Château Saint Loup

Campagne Hugues 10, traverse de Chanteperdrix. La luxuriance du lieu, la hauteur des platanes centenaires signe la présence de nappes d’eaux abondantes et souterraines sous la bastide. Cette demeure à vocation agricole appartint à la famille Gros, fabricants d’eaux de vie, puis elle passa entre les mains de jardiniers, Les Hugues, qui l’exploitèrent jusqu’en 1891. La bastide servait alors de moulin à huile d’olive, la meule est d’ailleurs toujours visible dans la cour. La bastide est relativement encore en bon état. Sa particularité réside en la présence d’une tour carrée attenante à la maison. Démolie en 1999

 

Canto perdrix – Traverse Chanteperdrix Cette belle bastide entourée de platanes centenaires demeure incroyablement conservée.. Au XVIII eme siècle, elle appartint à la famille Constant. Sous l’empire (1804 – 1812) elle portait alors le nom de Cazeneuve ( maison neuve ) La demeure fut mise aux enchères en 1828, Mr Joseph Cabasson, cordonnier à Saint Loup  emporta la vente. Son fils, Joseph, naquis dans la bastide en 1841. Aquarelliste de talent, élève de Loubon,  il acquis dans la région une certaine renommée. La bastide fut occupée par les officiers Allemands pendant la guerre de 39-45

Canto perdrix

 

Les Deux Lions ou bastide Massot : La bastide était le bien à la fin du siècle dernier de la famille Fischer et notamment du Général HP Fischer. Vendue ensuite au maraicher A Cerruti dans les années d’aprés guerre

 LES GRANDS PINS Traverse Chevaler  Anciennement dénommée « Viol de Patat »(du latin via -chemin) Le nom de la traverse a été modifiée très certainement vers 1847-50. la dénomination rappelle le souvenir de Madame Roux veuve Chevalier qui acheta une propriété de 5 hectares à JB Raymond en 1854

La Candole ou campagne Allione : Sur l’emplacement de l’actuel résidence des Grands Pins Au début du siècle dernier, le domaine appartenait à Pierre Balthazar Chanet. Sa veuve hérita de la propriété en 1837.l La transmission se fit de proche en proche jusuq’en 1897, date à laquelle La Candole fut vendu à Mr Joseph Rouvier puis à la famille Allione dans la première moitié du XX eme siècle.  Luppi nous apprends que le domaine s’étendait jadis sur 3 hectares, Mr Allione  y exploitait une laiterie dans les années 60, juste avant la construction de la résidence des Grands Pins. Située en contrebas du canal, l’exploitation agricole devait jouir d’une irrigation suffisante pour enrcirir la terre et nourrir les vaches.

Campagne Leydet ou Mestre : Le lieu -dit Les Grands Pins doit son nom aux grands arbres qui  se dressaient jadis à cet endroit, il ne reste rien de cette pinède. La bastide existait déjà dans le milieu du XIX eme siècle et appartenait à Mr Paul Meistre qui la légua à ses héritiers en 1886. Le poète Félibrige Jean Monné l’occupa ensuite jusqu’en 1919, date à laquelle le parc fut loti.   Luppi qui a retracé l’histoire de cette bastide n’est pas très précis quant à son emplacement.  Nous savons  qu’elle se situait à gauche de la Traverse Chevalier, certainement sur un terrain englobant les parcelles comprises entre le Boulevard des Grands pins et la Traverse Chevalier.

 

 

Campagne La Raffine – extrémité de la Traverse Chevalier (après le canal)
Les recherches d’Henri Luppi au sujet de cette bastide sont étonnantes. La bastide était située au lieu- dit  » viol de patat  » devenu ensuite la Traverse Chevalier. uLa bastide était située au lieu- dit  » viol de patat  » devenu ensuite la Traverse Chevalier. Cette bastide qui existe fut le berceau eet la demeure de l’abbé Jean -Jacques Cayol qui y naquit en 1812et y mourut en 1869. Professeur de Philosophie au collège Catholique de Marseille, il est surtout l’auteur d’une monographie sur l’histoire du quartier Saint Loup.

La Jourdane  proche de la Raffine (très ancienne 1790)

Source : Les bastides de Saint Loup, Henri Luppi, Comité du vieux Marseille, 1983

 

Histoire des bastides de Saint Loup

Par Remy Alacchi – @ Tous droits réservés – 2005

Source : Les bastides de Saint Loup, Henry Luppi, Comité du vieux Marseille, 1983

Campagne Hugues : 10, traverse de Chanteperdrix . La luxuriance du lieu, la hauteur des platanes centenaires signait la présence de nappes d’eaux abondantes et souterraines sous la bastide. Cette demeure à vocation agricole appartint à la famille Gros, fabricants d’eaux de vie, puis elle passa entre les mains de jardiniers, Les Hugues, qui l’exploitèrent jusqu’en 1891. La bastide servait alors de moulin à huile d’olive, la meule est d’ailleurs toujours visible dans la cour. Bastide démolie en 2008.

La Germaine

La Germaine – Rue Pierre Doize A nouveau, bastide du XVIII eme, le domaine comportait jadis,une maison de gardien, aujourd’hui disparue. Le parc s’étendait jusqu’aux limites du parking Auchan. La propriété jouxtait alors la parcelle de la bastide  » La Martine  » qui se trouvait à coté de l’actuelle piscine de Pont de Vivaux. A l’origine, la Germaine fut la propriété de la famille Hawadier.

Les Bruyères – Entrée du parc des Bruyères D’après H. Luppi, cette belle battisse aux accents Florentin fut le bien du Docteur Antoine Magloire Brengues aux alentours de 1850. Sa fille Fanny en hérita vers 1894. Mariée au notaire Charles Castanié, ils firent leg de la bastide à leurs enfants. C’est à cette époque que la tour carrée fut rajoutée à l’ensemble. La propriété fut ensuite rachetée par la ville.

Canto – Perdrix – Traverse Chanteperdrix – Cette belle bastide entourée de platanes centenaires demeure incroyablement conservée.. Au XVIII eme siècle, elle appartint à la famille Constant. Sous l’empire (1804 -1812) elle portait alors le nom de Cazeneuve ( maison neuve ) La demeure fut mise aux enchères en 1828, Mr Joseph Cabasson, cordonnier à Saint Loup emporta la vente. Son fils, Joseph, naquis dans la bastide en 1841. Aquarelliste de talent,élève de Loubon, il acquis dans la région une certaine renommée. La bastide fut occupée par le officiers Allemands pendant la guerre de 39-45

Saint Thys

Saint Thys – Rue Pierre Doize . La bâtisse fut construire au XIX eme par la famille Racine, riches négociants. Dans les années 1930, la maison fut transmise à Mr Albert Accard, avocat et fils de bâtonnier Autres propriétaires, Mr FG Fotiadis puis elle accueillit les locaux administratifs des CRS.avant d’ être laissée à l’abandon. Cette magnifique bastide est sortie récemment de sa torpeur grâce à la création d’une maison spécialisée

La Renette

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La Renette : Boulevard Romain Rolland Largement morcelée, la bastide possédait à l’époque sa propre chapelle. Son parc, à ce jour réduit au minimum, s’étendait naguère au sud jusque’ à la Fauvière et jouxtait l’actuel Auchan

Gorge Noire – Parc des Bruyére Elle fut construite pour Mr Barthélemy Badetty dans la seconde moitié su XIX eme. La famille Badetty était des fabricants d’huile et de graines sur l’avenue des chartreux. La maison demeura dans la famille Badetty jusqu’en 1908, date à laquelle elle fut acquise par Henri de Martialis de Contans, ingénieur. Autres propriétaire (1912) Philippe- Antoine Cerrati, conseiller municipal. Henri Luppi, nous raconte que la bastide possédait une grotte au sommet de la colline avec de jolies stalactites.

Les Marronniers – Bvd de Saint Loup Belle bastide XVIII eme, le parc de la résidence a été largement morcelé Elle fut le bien d’ Estienne Roustang dés 1755. Les historiens qui se sont penchés sur l’évolution de cette bastide nous apprennent que le Sieur Roustang céda les terrains en bordure de la route pour permettre la construction des maisons. Ces bâtisses, quoique modestes firent de lui, un généreux donateur et il devint ainsi  » le seigneur de Saint Loup  » A sa mort, sonbeau-fils, M de St Eloy en hérita et fit construire  » un château  » sur l’emplacement de la bastide. La propriété était alors traversée par un petit biez qui activait le moulin du Martinet. Henri Luppi, historien des bastides, nous apprend  » que le château comportait d’élégantes tourelles, quatre canons, dont deux tournées vers le nord et deux vers le midi,  » De somptueuses statues de marbre représentant de personnages mythologiques donnaient de airs de Versailles à ce coin de province. Le parc, lui aussi, avait fait l’objet de soins particuliers. De belles allées complantées de marronniers furent créées sur le modèle des jardins à la Française, très en vogue à l’époque ; En 1791, le domaine qui comportait en tout trois bastides, fut cédé, elle passa successivement entre les mains de Laurent – François Tarteron puis du Sieur Louis -Auguste Reboul. La famille Reboul la conserva jusqu’à la révolution, ils échappèrent d’ailleurs de peu au chaos révolutionnaire. En 1910, le châteaufut acquis par un avocat, Xavier de Magallon. La belle grille aux armes de la famille Reboul est encore visible, sur le boulevard de Saint Loup.

A suivre

LES 3 PONTS

Par Remy Alacchi – @ Tous droits réservés

La petite histoire des 3 PontsPremière partie

Gorges du puit de Paul – Paul Cabasson – 1866

Charmant petit village niché sur le contrefort du massif de Sainte Croix. ll beneficie d’une vue imprenable sur la rade de Marseille. D’après les anciens, les immigrés Italiens ont été les premiers à partir à l’assaut de la colline, une première vague constituée d’ouvriers agricoles à la fin du XIXème siècle, une deuxième pour fuir le régime fasciste de Mussolini.
Nous affinerons ultérieurement l’historique du village.

Chemin de Sainte Croix, jadis emprunté annuellement pour les processions vers La Chapelle.
En l’an 1645, d’après les anciennes archives de la paroisse de Saint-Loup, on disait encore les messes les dimanches et fêtes dans la Chapelle de sainte-Croix. Les recherches imputent la construction de cette chapelle aux moines de Saint Victor.

Vue de Saint Loup et des collines de Saint Cyr et Sainte Croix – Cabasson -1866


L’accès à la chapelle fut interdit par l’évêque en 1710 et sa destruction fut totale à la révolution.

A suivre

HISTOIRE DES NOMS DE RUES DE SAINT LOUP

Par Remy Alacchi – @ Tous droits réservés

Bonnaude (traverse) Immédiatement sur la droite de l’Intermarché. Témoin du passé agricole de Saint Loup, cette voie en pente parait issue d’un autre âge. Le corps de ferme qui la longe est incroyablement conservé, elle porte selon André Bles, le nom de la propriété en contrebas. A l’extrémité de la traverse se trouvait un moulin alimenté par un béal (construit en 1840) le moulin est resté en activité jusqu’en 1971.

Paul Bouygues (boulevard) Baptisé par délibération du conseil municipal le 23 juillet 1943 (ex boulevard de Bonnecorse) Bonnecorse -voir histoire de la bastide Paul Edouard Bouygues est né à Levallois-Perret en 1886. Capitaine au Long-cours, il habita à Saint Loup, boulevard de Bonnecorse. Résistant, il fut victime de la vindicte nazis et fut tué au Plan d’Aups en juin 1944. Il fait partie avec d’autres résistants du quartier (Queirel, Bruny) de ceux, tombés pour leur patrie, et honorés pour la postérité.


Bonnifay (boulevard) Classé en 1956 Nom d’une famille de Saint Loup rebouteux de père en fils

Auguste Comte (boulevard) par délib. du 6 juillet 1926 (ex bd Magalon) Peu d’intérêt pour l’origine étymologique de cette rue. Auguste Comte n’est nullement du cru local. Né en 1798 à Montpellier et mort à Paris en 1857. Il fut mathématicien, philosophe et professeur à Polytechnique

Pierre Doize (Rue) : Résistant, fondateur en 1942 du premier détachement du FTPF du midi de la France. Interné à la centrale d’Eysses ou en 1944, il fut l’un des dirigeants de la révolte des Résistants détenus. Déporté à Dachau – Adjoint au maire de Marseille dans la municipalité Cristofol – puis Député des BDR de 1958 à 1968

Gabriel Fauré : (Rue) Compositeur français né le 12 mai 1845 à Pamiers, Ariège, mort le 4 novembre 1924 à Paris. Fils d’un instituteur devenu directeur d’école normale, Gabriel Fauré suit dès l’âge de 9 ans les cours de l’école de musique fondée en 1853 par Louis Niedermeyer. Elève et ami de Saint-Saëns qui lui fait découvrir Schumann, Liszt, Wagner – il ira entendre L’Or du Rhin et La Walkyrie à Cologne en 1878 et la Tétralogie à Munich en 1879 – c’est comme organiste que Fauré fait ses débuts à Rennes (1866). Après la guerre de 1870, on le retrouve titulaire à Saint-Honoré d’Eylau, et il participera à la fondation de la Société nationale de musique. Nommé en 1877 maître de chape

Florian (boulevard) par délibération du conseil municipal le 9 Novembre 1927 Ex impasse de la Croix (érigée en 1820 et toujours visible à l’entrée de l’autoroute est)  Jean Pierre de Claris de Florian né au château de Florian en 1755. Descendant de Voltaire, il fut officier de cavalerie, il acquis une certaine renommée comme poète et auteur de pièce de théâtre. Victime des débordements de la terreur, emprisonné, il meurt en 1794.


Docteur Girbal (rue) Delib. 4 septembre 1984 Adrien Blés nous éclaire sur ce personnage tombé quelque peu dans l’oubli. Etienne Girbal est né dans le Gard en 1893. Il vient à Marseille pour faire ses études de médecine, interrompues par la guerre de 14-18. Patriote, il s’engage dans les fusillers – marins et livre des combats à Verdun. Ses faits d’armes lui valent la légion d’honneur à l’age de 22 ans. Son devoir pour la patrie accompli, il reprend ses études, devient docteur en médecine, puis enseigne à la faculté de Marseille. C’est alors qu’il entame une carrière politique. D’abord conseiller municipal puis il de vient adjoint au maire, élu à l’hygiène et à la santé à partir de 1947. Croix de guerre avec palme, officier de la légion d’honneur, Il meurt accidentellement dans un accident en 1981.


Octroi (place de) L’emplacement d’une gare d’octroi à cet endroit ne doit rien au hasard. Bien avant la mise en place de la TVA, un impôt sur les marchandises devait etre acquité à l’entrée des villes. Toutes les personnes arrivant par la route nationale (ex route Impériale) en provenance de périphérie Est de Marseille étaient redevables d’un droit de passage payable sur place sur les denrées qu’elles désiraient faire entrer intra- muro. L’octroi fut supprimé en 1943, mais les batiments administratifs qui collectaient la taxe existent toujours, ils abritent actuellement un centre médical 7j /7

Puits de Lierre (traverse) Adrien Blés (dictionnaire des rues de Marseille, édition Lafitte) nous apprend que l’appellation de cette traverse est très ancienne. Elle tient son nom de la présence d’un puit d’ailleurs encore visible. Fait notable, en 1915, dans une grotte à proximité, furent trouvés des poteries et des silex taillés

Queirel (boulevard) par délibération du conseil municipal du 7 mars 1949 (ex traverse des Prud’hommes) Jean Baptiste Queirel est né à Marseille en juin 1898. Jardinier, il résida traverse des Prud’hommes. Son fils Roger, né en 1928 était miroitier de profession. Le père et le fils  allaient s’illustrer par leur engagement dans la résistance. Ils furent, tout deux, tués par les Allemands lors d’une embuscade au plan d’Aups en juin 1944

Romain Rolland (Rue) Romain Rolland est un écrivain français, né à Clamecy (Nièvre) le 29 janvier 1866 et mort à Vézelay le 30 décembre 1944. Il reçut en 1916 le Prix Nobel de littérature 1915 pour son œuvre majeure, Jean-Christophe.


Icard (Boulevard) Le boulevard porte le nom du propriétaire des lieux au XIXème siècle. Marius Icard fils de cultivateur à la Pomme est né le 1843 à la Pomme. Il était entrepreneur de travaux publics et tailleur de pierre. Il obtint de gros marchés avec la municipalité, notamment l’entretien du pavage du réseau de tramway Marseillais.
A suivre

GENESE DU QUARTIER SAINT LOUP – MARSEILLE

Par Remy Alacchi – @ Tous droits réservés – 2007
Sources :
Alfred Saurel (La banlieue de Marseille, 1878)


Monographie : Histoire de Saint Loup, Abbé Cayol – 1866

En 1876, le village de Saint Loup comptait 2 529 habitants. D’après Alfred Saurel (La banlieue de Marseille, 1878) la naissance du village est très ancienne. Sa création semble être liée à la proximité des moulins à grain qui jouxtaient l’Huveaune. Les premières maisons créées longeaient la route qui devait être plus basse que celle que nous connaissons actuellement. L’historiographe du quartier St Loup, l’Abbé Cayol (1812-1869) atteste dans son ouvrage « histoire du quartier Saint Loup » que le nom primitif de Saint Loup fut Centhis, puis par déformation sémantique, San This puis Saint Thyrse. Le passage de cette dernière appelation à celle de Saint Loup est à ce jour inexpliquée, bien que l’on pourrait inférer un lien entre St Loup et le cours d’eau (Loubet en provençal)
Le cartulaire de Saint Victor daté de 1057 décrit une transaction entre Pierre, prêtre du village de Saint Marcel et le monastère de Saint Loup. « Pierre donne au monastère une vigne, voisine de celle de Pons Borrelus de Saint Thyrse » L’église de Saint Loup est confirmée à l’Evêque de Marseille par une bulle du pape, Anathase IV, le 30 Septembre 1153.

L’église devient alors un prieuré de la Major et le titre « de Saint Thyrse est donné aux chanoines du lieu. En 1318, le quartier se nomme encore, Saint Tyrse et le prieuré est uni à celui de Notre Dame D’Eoures. Le nom de Saint Loup apparaît en 1531 (d’après les archives de la Major) Aucun historien n’a à ce jour réussi à démontrer les raisons de ce brusque changement d’appellation. Saint Loup a t’il été baptisé ainsi en hommage aux grâces que prodiguait la rivière de l’Huveaune ? Ni l’Abbé Cayol, ni Alfred Saurel, les deux historiens du quartier, n’ont réussi à étayer cette hypothèse. A partir du début du XVIIIème siécle, le village a commencé à se développer. Les archives, nous dit Saurel, attestent d’une chose : La paroisse de Saint Loup, en 1777, était suffisamment importante pour que l’on décide de la création d’un cimetière. Les ressources du village n’étaient pas nombreuses et la paroisse dépérit rapidement, cela conduit l’évêché à en interdire l’accès. Saisis de remords la population décida sa rénovation. Le chantier fut confié à l’architecte Dreveton (qui possédait terre et bastide à St Loup). En 1791, en pleine révolution, la nouvelle église fut inaugurée, elle traversa le temps jusqu’à nous. La terreur révolutionnaire interrompit le culte jusqu’en 1801. Monseigneur De Mazenod la consacra en 1834.

L’expansion agricole de Saint Loup : On ne peut comprendre l’évolution de Saint Loup et des villages voisins comme Saint Tronc, sans se pencher sur l’inestimable apport du canal de Marseille. Avant sa construction en 1849, seule la vigne et l’olivier pouvaient surmonter l’aridité du sol. Le canal permit une requalification du mode de culture. Les paysans se mirent à la production maraîchère (arbres fruitiers, pâturage pour les vaches laitières) Cette mutation économique dopa le développement du village. Des ouvriers agricoles vinrent du centre-ville proposer leur services, puis ce fut le tour des Italiens venus du Piémont, puis des Arméniens. Le village s’étendît vers la colline et de modestes bâtisses couvrirent le Vallon de Puit de Paul, les Trois Ponts, le vallon de La Vesque.

L’apport de l’eau du canal ne fut pas qu’une bénédiction pour la population. De riches négociants, en quête de fraîcheur et de tranquillité et venus du centre- ville, allaient rapidement occuper les lieux. Les propriétaires terriens en investissant dans des domaines agricoles employèrent les gens du village (ouvriers agricoles, femmes de ménage, jardiniers, cochers, etc.)
Cette nouvelle sociologie bouleversa quelque peu l’équilibre social du village car riches et pauvres furent contraints de cohabiter. De façon générale, tout le monde profita de l’onction économique qu’apporta le canal. L’aspect actuel du village est directement hérité de cette fin de XIXème car les bastides encore nombreuses de nos jours datent de cette époque. Seules les campagnes attenantes aux bastides ont été morcelées dans les années 1960 pour la création de groupes d’immeubles.