LES BELLES DEMEURES DE SAINTE MARGUERITE – VERT PRE

Vert Pré – Le château 1922

Le chateau Vert Pré : Avenue de Sainte Marguerite ( anciennement chemin de Sainte Marguerite )

Suivons les recherches d’Henry Luppi :

Madame Veuve Delmas, née Françoise Surian au début du 19e siècle légua à son fils Simon dalmas une propriété de presque 7 hectares.

Henry Luppi précise que la bastide fut par la suite acquise par Joseph Casimir Plagniol en 1856. Celui- ci ayant de nouveaux projets pour sa propriété. il fit détruire l’ancienne badtide qui se trouvait à gauche de l’entrée principale et demanda à l’architecte Henry Condamin de lui construire un château d’inspiration Louis XIII.

Henry Condamin a qui l’on doit également la villa Valmer, l’église de la mission de France où l’hôtel Grau construit en 1864 au 102 de la Canebière au même moment que l’élargissement de la rue Noailles

Hôtel Grau – La a Canebière – Photo Tourisme Marseille

Citons Henry Luppi  » Dressant fièrement ses deux tours au toit d’ardoise , il offrait dès 1860 une belle façade à deux niveaux sur rez-de-chaussée surélevé face au splendide parc qui l’entouraient. un bel escalier en fer a cheval conduisait le châtelain paris les statues apportées de Florence jusqu’à la serre où opérait l’horticulteur Gras. A l’intérieur parmi les nombreux appartementd on remarquait une chapelle domestique réservée à la famille  »

Joseph Casimir plagnol devait léguer le domaine à sa fille devenue Madame Georges Borelli, leur fils Paul Borelli Plagniol herita ensuite de son grand-père le domaine Vert Pré alors qu’il était encore mineur.


S’en suivit par la suite une série d’événements rocambolesques dont nous allons dérouler le fil

Henri Luppi, l’historien des bastides de Sainte-Marguerite nous apprend qu’avant la guerre de 1914 l’administration de la  » maison du marin  » avait acheté à Paul Borélli la propriété pour la somme de 550 000 Francs, une vraie fortune. Ce coûteux et probablement hasardeux achat avait pour but l’installation de l’hôpital des marins.

Le projet fut louable mais sa réalisation difficile. A peine conclu, immédiatement contesté. Après de multiples rebondissements, la vente fut finalement annulée au grand dam de Paul Borélli.

Goutons l’anecdote suivante narrée par Henri Luppi. dans son remarquable ouvrage Les bastides de Sainte-Marguerite.

Alors que la vente avait été régularisée, le château put enfin incarner sa fonction médicale initiale. Il fut utilisé à ces fins pendant la Première guerre mondiale.
Pourtant, l’affaire n’avait pas connu ces derniers rebondissements puisque en 1935, un écriteau prévenait encore les éventuels visiteurs de l’hôpital Borély- Piagnol :  » Défense d’entrer il n’y a pas de malade « 

Le château fut malheureusement démoli pour des bâtiments plus fonctionnel à destination de structures médico-sociales.
Subsistent de cette époque, l’empreinte au sol, quelques arbres et la magnifique entrée à pilastre sur le boulevard de Sainte-Marguerite.

Par Rémy Alacchi – Tous droits réservés

Source : Henry Luppi, Les bastides de Sainte Marguerite, Comité du vieux Marseille 1983

A suivre : La bastide Entremont ou Campagne Salvator ( devenue Hôpital Salvator. )

Pour le promeneur curieux en manque de nostalgie l’entrée de service côté ancien chemin de cassis présente un certain intérêt car le portail solitaire et quasi abandonné laisse apparaître l’arrondi nécessaire pour les manœuvres des équipages à chevaux de l’époque ( Photo 3 )

Hopital Salvator – La ferme
Ancien chemin de Cassis
Photo 3 – Arriere de la propriété- ancien chemin de Cassis

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