Histoire bastide Les Andres – Pont de Vivaux

 

Par Rémy Alacchi – Tous droits réservés

Bastides voisines : Campagne Roussin – Campagne Dreveton – Campagne Rolland – La Pintade – Les Marronniers – Campagne Verdillon

 

Situé entre le Boulevard Romain Rolland et la Rue Verdillon ( ancienne traverse de la Vieille Chapelle ) la demeure s’élevait alors sur l’actuelle résidence « Le Jean Lumière « . Le domaine est construit, après morcellement, sur un domaine qui appartenait au Ruffo de Bonneval et dont les terres s’étendaient à l’origine jusqu’au lycée Jean Perrin.

Le domaine était la propriété du­, il a été ensuite été vendue par sa veuve autour des années 1880, au Baron Léon RUEF d’HAUZENDORF   dont la fille Alice était l’épouse de Monsieur Louis CAEN, préfet et Président du Conseil de Préfecture des Bouches du Rhône (1912-1927)

La propriété était alors plantée de 7050 m2 de vignes et possédait un potager de 1010 m2. (c’est donc plus tard que les terres ont été transformées en parc) . Le portail d’entrée ouvrait sur une allée majestueuse bordée de 28 platanes.

Elle fut occupée par les Allemands (1942-1944) puis les Américains s’y installèrent à la libération. Le bâtiment souffre alors des occupations successives. Le blason aux armes des Ruffo de Bonneval ornant le portail d’entrée ainsi qu’une partie du mobilier sont emportés.

Après guerre, les descendants de Monsieur RUEFF l’habitent toujours, Elle est ensuite le bien du chanteur Jean Lumière (voir ci-contre) qui y fit de fréquents séjours mais elle fut principalement occupée par sa famille (les ANEZIN ) Enfin la propriété fut racheté en 1963 et lotie. Il ne reste de ce passé glorieux que les Pins toujours visibles malgré qu’une grande partie d’entre-eux disparurent durant l’hiver 1956.

Source : Les bastides de Saint Loup, Henry Luppi, Comité du vieux Marseille,  1983

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Les belles demeures du XIX ème – Bastide Grand Pré

Par Rémy Alacchi – Tous droits réservés

Bastide Grand Pré : Vallon de Toulouse (ancien chemin de Cassis)

Suivons à nouveau Henry Luppi. Les bastides de Sainte Marguerite, joyaux du terroir Marseillais comité du vieux Marseille, 1983

Entree de la bastide – Ancien chemin de Cassis – 2021

En guise d’introduction, celui-ci à propos de Grand Pré précise « L’important portail à double vantaux et pilastre orné d’urnes se dresse toujours dans l’étroite traverse et rappelle le souvenir de la famille d’Antoine, cousine des rois et comblée des largesses impériales « 

Ignace D’Anthoine- Maire de Marseille de 1805:à 1813

Le baron D’Anthoine :

Le Maire :

Empruntons à wikipédia le passage suivant. Anthoine, homme intelligent et habile était des plus chanceux. En effet, cette même année 1786, il se maria avec Rose Clary qui avait deux autres sœurs à savoir Désirée qui se maria avec le général Bernadotte et fut reine de Suède, et Marie Julie qui épousa Joseph Bonaparte et fut reine d’Espagne. Il aura un fils François Anthoine de Saint-Joseph (17871865), brillant officier qui devint général de division. L’une de ses filles avait épousé le maréchal Suchet, l’autre, Charles Saligny, duc napolitain de San-Germano puis (veuve) le duc Decrès ; il laissa aussi deux autres fils.

Anciens chemins aux alentours

Nous n’irons pas plus loin dans l’analyse du personnage, cela nous entraînerait trop loin. Concentrons-nous donc sur la Bastide

La bastide 1997 – Au sommet du Vallon de Toulouse – Photo Pierre Laurent De Luca et Rémy Alacchi

La Filiation : Mettons en lumière l’un des fils Baron d’Anthoine. François-Joseph Félix d’Anthoine

Henry Luppi nous apprend que celui-ci était négociant au boulevard d’Angoulême. Il cherchait une bastide qui puisse convenir à son statut et à sa respectabilité. Son choix se porta sur Grand Pré en 1817. Cette vaste propriété nous dit H. Luppi avait été le bien du Bourgeois Frédéric Simon Rouvier

Nous sommes alors sous la seconde restauration et Louis XVIII est le roi de France.

Revenons à François-Joseph Félix d’Anthoine, qui fut un personnage fort influent. Il obtînt pour sa bastide Grand pré l’autorisation de faire célébrer a perpétuité la messe dans sa propre chapelle, l’un des jours de rogations (l’un des 3 jours qui précède l’Ascension).

Terrain de la bastide 2004

Henri Luppi de conclure. A partir de 1839, le domaine passa entre les les mains de différents propriétaires.

Au début du 20e siècle, la bastide fut rénovée par un entrepreneur Maurice blanc qui lui donna son aspect actuel.

Victor Turel la céda dans les années 50 à la société des eaux de Marseille.

Ancien chemin de Cassis et la Traverse Regny. Seuls accès possibles à la bastide pendant plus d’un siècle
Le terrain de la bastide 2004 (Emplacement actuel de la L2)
Jonction de la Traverse Regny et de l’ancien chemin de Cassis.
Le Vallon de Toulouse – 2021

Les belles demeures du XIX ème – Sainte Émilie les Tilleuls

Par Rémy Alacchi – Tous droits réservés

Ancienne entrée de la Bastide à l’angle du chemin Vallon de Toulouse et et de l’ex Chemin de Saint-Tronc

Sainte Émilie – Les Tilleuls : Angle ex chemin de Saint Tronc et chemin Vallon Toulouse. ) : il serait impossible de nos jours de deviner quel fut le passé glorieux de cette magnifique demeure tant l’urbanisation l’a anonymé. . Si la Bastide trône encore fièrement en bordure de la toute nouvelle L2, le parc et la magnifique allée de platanes y qui conduisait n’est plus qu’un lointain souvenir..

Suivons à nouveau l’historien des bastides Henry Luppi. Nous apprenons que la demeure est toujours la propriété des sœurs de Saint-Joseph de l’Apparition.

Jadis baptisée  » Château Honnorat  » du nom son premier propriétaire Mr Jacques Honnorat qui l’avait acquise en 1856, il l’a revendu à un fabricant de coton, Mr Louis Meiffren en 1878. La Bastide vécut paisiblement à l’ombre des platanes jusque dans les années 1970, période pendant laquelle le quartier allait connaître de profondes mutations.

Un promoteur avait dans les années 1990 envisagé un projet immobilier ( la Villa Justine ) mais c’est finalement une surface commerciale qui s’y est installé.

Les cartes ancienne IGN 1950 nous permettent de visualiser ce que fut le domaine.

La petite animation ci-dessous vous permet de repérer- En orange – ex chemin de Saint-Tronc l’actuel boulevard Paul Claudel

En bleu , chemin de Vallon Toulouse.

le château Honorat est encerclé de blanc.

Notez sur la photo un détail inattendu, l’Immeuble au dessus à droite en bordure de la route ( actuellement en face des commerçants des Micocouliers ) au-dessus existe déjà en 1950. C’est d’autant plus étonnant que le quartier est à l’époque très éloigné du centre-ville, les infrastructures transports et commerces sont quasi inexistantes . L’immeuble doit dater de l’apres guerre. Il est donc le plus ancien du quartier. Peut- être a-t-il été construit à l’époque pour les ouvriers agricoles encore nombreux à travailler dans les exploitations maraîchères et les laiteries du quartier.

Nous n’avons aucun mal sur la photo à repérer l’allée de platanes en arc de cercle qui conduit vers le château.
Carte postale de Sainte Émile et du parc 1920

Les belles demeures XIX ème – Maison blanche

Par Remy Alacchi – Tous droits réservés

Parte I : Maison Blanche : Ancien chemin de Saint Tronc

Introduction : CARVILLAN Au IX éme siècle de noter ère, CARVAILLANUS AGER » était une villa importante située dans une terre situé au- delà des rives de l’Huveaune. Cette villa, propriété des moines de Saint Victor fut offerte par un seigneur du nom de SIGOFREUS Ce nom CARVILLAN demeura dans l’inconscient collectif , il désignait selon Alfred (La banlieue de Marseille, 1878 Editions Jeanne Laffitte ), des terres incluants « le château Berger, la campagne Pastré, le lotissement Fémy. Les autres sections de CAVAILLAN s’étendaient sur la rive sud -est de l’Huveaune, (De l’actuel Parc Dromel, à la Sauvagère et jusqu’à l’actuel Pont de VIVAUX)
Le morcellement au fil des siècles des terres de Carvillan a donné naissance aux quartiers de Ste Marguerite et Saint Tronc ( Nous en parlerons lors d’un prochain article )

LE PARC DE MAISON BLANCHE : La luxuriance de cet endroit est probablement due à la présence souterraine d’une nappe phréatique, lieu de stockage des multiples sources qui dévalent depuis la colline. La naissance d’une résidence privée à cet endroit doit être très ancienne, si l’on en juge par la taille des platanes, plusieurs fois centenaires. Mes recherches s’axent à ce jour sur la présence probable d’une confrérie religieuse, non loin de là, car l on sait que les moines de Saint Victor possédaient, des terres nommées « Carvillan  » Une chartre du 23 avril 1040, imprimée dans le cartulaire de St Victor sous le n° 52 renferme cette phrase – Ego, Wicherius do dono ….aquilid de proprietate mea, id Sarturano, in Arcolas, in Centrones, in plomberas » Moi, Wicherius je donne une partie de mes biens qui se trouvent.. dans un quartier habité par les Centrones

 GENESE DE LA BASTIDE : Cette vaste bastide de 8 hectare était au tout début du XIX em siècle le bien de Mr Jean Baptiste Mouger , La maison comportait deux bâtiments dont la bastide niché au milieu dun domaine complanté de vignes , oliviers et divers arbres fruitiers et feuillus. En 1821, son propriétaire s’en dessaisit au profit d’un fabriquant de cotonnades imprimées, Mr Michel François Duclo qui deviendra par la suite Marguillier et trésorier de l’église Sainte Marguerite. Il prêtera même un orgue à la paroisse. A sa mort, la bastide devient le bien de Mr Flotte-Montauban , officier de cavalerie qui la revendit dés 1840 à un fabriquant de savons , Gaspar Paban, lequel s’en dessaisit dés 1846 au profit de David Cohen de Léon, rentier et ancien armateur. C’est lui qui fit construire la bastide telle que nous la connaissons aujourd’hui et qui la nomma Maison Blanche. Certaines sources difficilement vérifiables formulent l ‘hypothèse que Mr David Cohen de Léon fut le père adoptif d’un homme qui allait faire parler de lui pendant la guerre de 1914 -1918 et surtout pendant la débâcle de 1940, Le général Weygand. i Elle appartint ensuite au Sieur Edouard Meyer, négociant en métaux. Il la loua en 1894 à Mr Demetrius Caramano. Puis la bastide devint le bien de Monsieur Emile Ferdinand Angst , négociant rue Mongrand, Vice Président du conseil d’administration de la CIE Nationale de navigation , ancien vice -consul du Brésil , consul de la fédération Helvétique. Mr Angst légua la bastide à son fils Georges qui la vendit à la ville en 1978. Un fonctionnaire de la municipalité l’occupa jusqu’en 1983 où la bastide devint Mairie du 9 éme et totalement ouverte au public
      

Sources : Les bastides de Sainte Marguerite, henri Luppi, Comité du Vieux Marseille, 1983    

PARTE II : Le mystère Weygand

Le Général Weygand Point de départ – Maison blanche En 1846 Mr David Cohen de Léon, rentier et ancien armateur fait construire la bastide telle que nous la connaissons aujourd’hui et la nomma Maison Blanche .
Maxime Weygand : Général -Ministre et Académicien
Né à Bruxelles, le 21 janvier 1867. Les origines familiales de Maxime Weygand sont obscures, et certains avancent qu’il aurait pu être enfant naturel du roi des Belges, Léopold II, ou de la princesse Charlotte, veuve de l’Empereur du Mexique, Maximilien
Plusieurs sources difficilement vérifiables avancent l’idée que Maxime Weygand ait été adopté par Mr David Cohen de Léon, propriétaire de la bastide Maison Blanche. Il semble vraisemblable de dire que le futur général a vécu quelques temps à Maison Blanche car l ‘on sait qu’il entreprit une partie de ses études à Marseille avant de partir à Paris au lycée Louis le Grand ( Biographie – Source de l ‘Académie Française )

Source annexes : Wikipédia

A

 HISTOIRE DE LA BAST IDE MAISON BLANCHE

A

Histoire des bastides Chanteperdrix et traverse Chevalier

Par Rémy Alacchi – Tous droits réservés

Histoire des bastides de Chanteperdrix et Grands Pins
CARVILLAN Au IX éme siècle de noter ère, CARVAILLANUS AGER » était une villa importante située dans une terre situé au- delà des rives de l’Huveaune. Cette villa, propriété des moines de Saint Victor fut offerte par un seigneur du nom de SIGOFREUS Ce nom CARVILLAN demeura dans l’inconscient collectif , il désignait selon Alfred (La banlieue de Marseille, 1878 Editions Jeanne Laffitte ), des terres incluants « le château Berger, la campagne Pastré, le lotissement Fémy. Les autres sections de CAVAILLAN s’étendaient sur la rive sud -est de l’HUVEAUNE, (De l’actuel Parc Dromel, à la Sauvagère et jusqu’  à l’actuel Pont de VIVAUX) Le morcellement au fil des siècles des terres de Carvillan a donné naissance aux quartiers de Ste Marguerite, Saint Tronc.D’autres sections  portent les noms de Chmap Fleuri ou Canto perdrix. L’appelation locale  de Chanteperdrix pourrait provenir des anciennes parcelles des moines de Saint Victor
L’arrivée de l’eau à Saint Loup fut une benediction pour le quartier Saint Loup. Irrigé par l’eau du canal, le quartier se developpa rapidement. La traverse Chantepedrix,  jadis étroite et bordée de hauts murs delimitant les propriétes n’a pas échappé à la régle.

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Bois Puget : Terrain proche D’Auchan. La bastide désormais disparue doit son nom à la famille Puget ( Wulfran Puget- armateur , président de la Caisse d’Epargne puis de la Chambre  de commerce dans le milieu du XIX eme siècle ) Entourée de bois et de feuillus , la parcelle était fort ancienne. Henry Luppi nous dit qu’il fut d’abord le bien du Sieur Fourrat à la Révolution avant d’être vendue à la famille Puget. La bastide devait se trouver dans le petit bois entre le parking d’Auchan, le stade de la germaine et le groupe d’immeubles des Marronniers.

Campagne Germain : 4, traverse Chanteperdrix.  Jadis nommée Campagne Dutertre, le propriétaire du lieu fut le libraire Jean Dutertre. Exerçant sur la place de la bourse, Luppi nous apprends qu’il resta maître des lieux jusqu’en 1891, date à laquelle, le domaine fut acquis pas Germain Esmeric. La bastide a été rasée dans les années 60, laissant la place à la Résidence Chanteperdrix

Le Chalet : 2 traverse Chanteperdrix : D’après Henry Luppi, la bastide a appartenu à la famille Hamaldive au XIX eme siècle Il devint successivement fabrique de pâtes puis maison de fermier avant d’être lotie dans les années 50

Les Cerisiers :  7,  traverse Chanteperdrix : La propriété fut le bien de Mr Raçine qui possédait déjà la Villa Saint Thys et la bastide Aéria .  Le nom du domaine rappelle qu’avant d’être vendue et morcelée par les promoteurs, la propriété était un vaste verger.

Les Pins : 8, traverse Chanteperdrix : Cette bastide fut le bien de Ambrosie Coder ( Société Coder ) dans les années 1860; il la vendit qvec la maison de fermier au Sieur Horace Prost.

Campagne Perasso : Traverse Chanteperdrix (actuelle résidence Haut des Bruyères)
Le domaine encore visible , il y a quelques années , appartint à la Comtesse Filippi à la fin du siècle dernier . La famille Perasso la racheta en 1910. Au même moment,  elle venait de créer l’ entreprise dans les collines de Saint Tronc.

Traverse Chanteperdrix -1997 - Anciennes fermes et terres agricoles
Traverse Chante-Perdrix 1997 - Ancienne ferme et terres agricoles

Château Saint Loup ou Château Meynard ( actuel Groupe d’immeuble Château Saint Loup ) La battisse appelée « château » était une belle demeure en pierre grise possédant ses écuries et sa maison de fermier. Construit dans les années 1840-45, il appartint initialement à Mr François-Pierre Meynard,  rentier. Il  légua le bien à son fils en1891. Le marquis JS Larragoîti en fut l’heureux propriétaire dans les années d’avant guerre. Vandalisé, délabré, le château survécut un temps à la construction alentours du groupê d’immeuble Château Saint Loup

Campagne Hugues 10, traverse de Chanteperdrix. La luxuriance du lieu, la hauteur des platanes centenaires signe la présence de nappes d’eaux abondantes et souterraines sous la bastide. Cette demeure à vocation agricole appartint à la famille Gros, fabricants d’eaux de vie, puis elle passa entre les mains de jardiniers, Les Hugues, qui l’exploitèrent jusqu’en 1891. La bastide servait alors de moulin à huile d’olive, la meule est d’ailleurs toujours visible dans la cour. La bastide est relativement encore en bon état. Sa particularité réside en la présence d’une tour carrée attenante à la maison. Démolie en 1999

 

Canto perdrix – Traverse Chanteperdrix Cette belle bastide entourée de platanes centenaires demeure incroyablement conservée.. Au XVIII eme siècle, elle appartint à la famille Constant. Sous l’empire (1804 – 1812) elle portait alors le nom de Cazeneuve ( maison neuve ) La demeure fut mise aux enchères en 1828, Mr Joseph Cabasson, cordonnier à Saint Loup  emporta la vente. Son fils, Joseph, naquis dans la bastide en 1841. Aquarelliste de talent, élève de Loubon,  il acquis dans la région une certaine renommée. La bastide fut occupée par les officiers Allemands pendant la guerre de 39-45

Canto perdrix

 

Les Deux Lions ou bastide Massot : La bastide était le bien à la fin du siècle dernier de la famille Fischer et notamment du Général HP Fischer. Vendue ensuite au maraicher A Cerruti dans les années d’aprés guerre

 LES GRANDS PINS Traverse Chevaler  Anciennement dénommée « Viol de Patat »(du latin via -chemin) Le nom de la traverse a été modifiée très certainement vers 1847-50. la dénomination rappelle le souvenir de Madame Roux veuve Chevalier qui acheta une propriété de 5 hectares à JB Raymond en 1854

La Candole ou campagne Allione : Sur l’emplacement de l’actuel résidence des Grands Pins Au début du siècle dernier, le domaine appartenait à Pierre Balthazar Chanet. Sa veuve hérita de la propriété en 1837.l La transmission se fit de proche en proche jusuq’en 1897, date à laquelle La Candole fut vendu à Mr Joseph Rouvier puis à la famille Allione dans la première moitié du XX eme siècle.  Luppi nous apprends que le domaine s’étendait jadis sur 3 hectares, Mr Allione  y exploitait une laiterie dans les années 60, juste avant la construction de la résidence des Grands Pins. Située en contrebas du canal, l’exploitation agricole devait jouir d’une irrigation suffisante pour enrcirir la terre et nourrir les vaches.

Campagne Leydet ou Mestre : Le lieu -dit Les Grands Pins doit son nom aux grands arbres qui  se dressaient jadis à cet endroit, il ne reste rien de cette pinède. La bastide existait déjà dans le milieu du XIX eme siècle et appartenait à Mr Paul Meistre qui la légua à ses héritiers en 1886. Le poète Félibrige Jean Monné l’occupa ensuite jusqu’en 1919, date à laquelle le parc fut loti.   Luppi qui a retracé l’histoire de cette bastide n’est pas très précis quant à son emplacement.  Nous savons  qu’elle se situait à gauche de la Traverse Chevalier, certainement sur un terrain englobant les parcelles comprises entre le Boulevard des Grands pins et la Traverse Chevalier.

 

 

Campagne La Raffine – extrémité de la Traverse Chevalier (après le canal)
Les recherches d’Henri Luppi au sujet de cette bastide sont étonnantes. La bastide était située au lieu- dit  » viol de patat  » devenu ensuite la Traverse Chevalier. uLa bastide était située au lieu- dit  » viol de patat  » devenu ensuite la Traverse Chevalier. Cette bastide qui existe fut le berceau eet la demeure de l’abbé Jean -Jacques Cayol qui y naquit en 1812et y mourut en 1869. Professeur de Philosophie au collège Catholique de Marseille, il est surtout l’auteur d’une monographie sur l’histoire du quartier Saint Loup.

La Jourdane  proche de la Raffine (très ancienne 1790)

Source : Les bastides de Saint Loup, Henri Luppi, Comité du vieux Marseille, 1983

 

Traverses et ruelles de Saint Tronc

Par Remy Alacchi – Tout droits réservés

Saint Tronc – La place 1904

L’arrivée dans le village – Photo du haut vers 1910 . Le village est le Terminus. La traverse qui est sur la gauche permet de rejoindre Saint-Loup

Même endroit- Le bar tabac est sur la droite – Photo Goggle street vieux 2021

Saint Tronc – La place 1905 – La traverse en face permet de rejoindre Pont de Vivaux

Saint Tronc – La place – vers 1905

Saint Tronc – La place 1930

Traverse de Pont de Vivaux a Saint Tronc ( Rue François Mauriac ) Vers l’entrée du Raquette club – 1980

La traverse était encore dans son empreinte XIX eme au début des années 80. J’ai le souvenir du périple les jours de pluie dans le bus 24 spécial qui nous emmenait alors au collège Vallon Toulouse .

PROCHAINEMENT

Traverse de Saint Tronc ( Paul Claudel ) – 1951 – prise devant l’actuel coiffeur Maspera – Photo Louis Nevano

Le Val des Pins

Par Remy Alacchi – Tout droits réservés

Photo 1 : Val des Pins côté Sud – Vers 1950.  » L’oeuvre de l’enfance délaissée JB Fouque  » sur la droite. A gauche, l’ancienne maisons des religieuses. En contrebas de Castelroc haut. Notons à gauche que la résidence Jardins de Flore n’existe pas et le canal serpente encore en surface. Les terrains demeureront agricoles jusque dans les années soixante puis deviendront de merveilleux terrains de jeux pour les gamins des années 70-80.

Histoire du Val des Pins. Introduction : Il est très difficile de nos jours d’envisager les lieux tels qu’ils ont pu l’être dans le passé. Certes, nous avons quelques photos et repères historiques mais rien de ce que nous pourrions imaginer n’approcherait la réalité telle qu’elle fût. L’objectivité de la réalité historique se laisse parfois tenter par la poésie et l’idéalisation. Je vous propose donc ce petit voyage légèrement mélancolique vers un lieu qui n’est plus mais dont subsistent quelques témoignages anciens qui favorisent la nostalgie. J’ai pour ma part, eu la chance à la fin des années 70 de connaître ce petit paradis de verdure, héritier d’une époque révolue. Je regrette en effet ce coin de campagne qui fut l’écrin de mon enfance et dont je garde encore des souvenirs merveilleux. Je conserve dans ma mémoire des souvenirs d’une telle netteté qu’il me suffirait de les regarder pour raconter. Il n’est pas impossible qu’un jour je ressente le besoin d’écrire pour ne pas oublier.

Repères historiques : Le Val des Pins Chemin de Pont-de-Vivaux à Saint Tronc. Nous n’avons pour l’heure aucune idée de la vocation de ce lieu avant le 19e siècle. Nous avons émis l’hypothèse au cours d’un article précédent de probabilité sur ces terres d’un ancien chemin de procession vers la colline Sainte-Croix. En effet, nous savons grâce aux anciennes archives de Saint Loup qu’en l’an 1645, l’on disait encore les messes les dimanches et fêtes dans la Chapelle de Sainte-Croix. Les recherches imputent la construction de cette chapelle aux moines de Saint Victor, car le seul chemin qui y menait était sur les terres de Saint tronc et leur appartenait. L’accès à la chapelle fut interdit par l’évêque en 1710 et sa destruction fut totale à la révolution. Si l’on fait donc l’hypothèse d’un ancien chemin de procession, celui-ci doit donc être très ancien et précède bien sûr la Bastide du Val des Pins.

Histoire de la bastide : La toponymie du lieu nous éclaire d’ailleurs autant qu’un document. Nous n’avons aucun mal ici à envisager une grande pinède qui devait partir sur la droite à l’assaut de la colline Sainte-Croix. L’autre partie des terres, nous allons le voir, était dévolue à l’agriculture.

Suivons de nouveau l’historien des bastides. Henri Luppi.:

En 1812, cette belle propriété dans la pinède au pied de la colline Sainte Croix fut le bien de Mme veuve Magnan, née du Revest puis elle passa entre les mains de Monsieur Audibert, négociant de la Place Noailles. Ses héritiers la revendirent à Madame Louise Achard, rentière, en 1828 .

Nous sommes fin du règne de Charles X

Suivons de nouveau les recherches de H. Luppi  » Elisabeth-Louise ayant épousé Edouard Couve, banquier, domicilié au 24 rue Grignan, Val des Pins » entra dans cette célèbre famille. Par succession, le domaine fut recueilli par Gustave Couve et son épouse, née Elisabeth Lemaitre en 1887 « 
Enfin, nous apprenons que :  » Gustave Couve était né à Marseille le 17 juin 1845 , banquier comme son père, membre au tribunal de commerce en 1898, juge au tribunal de 1888 à 1894, administrateur de la caisse d’épargne et de la banque de France chargée de gérer la compagnie des mines et enfin membre du conseil de surveillance de la compagnie Fraissinet  » C’est surtout en 1913 que l’histoire s’écrira. la famille céda alors la propriété Val des pins à Monsieur l’abbé Fouque qui cherchait à installer son œuvre à l’écart de la ville.
H. Luppi conclut : Une belle chapelle devenu paroisse de nos jours sera édifiée auprès des anciens bâtiments construits par Monsieur Couve en 1869 et qui abriteront les locaux des pensionnaires de l’œuvre de l’enfance délaissée

  • L’oeuvre de l’enfance délaissée JB Fouque

PROCHAINEMENT

  • Sources : Les bastides de Sainte Marguerite, joyaux du terroir Marseillais, Henri Luppi, Comité du vieux Marseille, 1983

Alfred Saurel, Dictionnaire des villes, villages & hameaux du département des Bouches-du-Rhône, Marius Olive, 1878

Abbe Cayol, Hstoire du quartier Saint Loup, 1866

Abbé Roux, Au service de l’enfance malheureuse, Le père Émile Aillaud. Éditions Publiroc, 1939

Rémy Alacchi

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Saint Tronc vu d’en haut

Saint Tronc – Photo aérienne 1950.

  • Le quartier est encore dans les années 50/60 très éloigné du centre-ville, les moyens de transport sont limités et le terroir est encore essentiellement champêtre et agricole.
  • Dès 1840, bien avant le canal de Marseille, Saint Tronc est déjà le paradis des riches bourgeois Marseillais qui fuient le tohu-bohu citadin pour se réfugier à l’ombre de leurs bastides.
  • Notons le château des Roches à droite en orange (et le chemin en lacet qui y conduisait)
  • Remarquons également la bastide Bois Fleury à gauche encerclée de blanc. Un mystère demeure cependant. Nous apercevons sur la photo en face, un quadrilatère inoccupé qui à l’air d’un terrain vague. D’après les anciens, et espace a longtemps été une forme de décharge, il y avait comme un cratère au centre. Nous allons tenter d’étayer cette hypothèse prochainement mais il n’est pas impossible qu’il puisse s’agir du vestige de l’ancien étang de la bastide bois Fleury. En effet lors du percement de l’actuel rue André Audoli (ancien chemin de Saint-Tronc à Saint-Loup) le terrain de la bastide a été coupé en deux et la grille d’entrée déplacée plus bas à son emplacement actuel. Éloignée de la bastide, l’étang se trouvant du côté droit de la route s’est peu à peu asséché. Cette surface laissée à l’abandon a rendu possible le lotissement de Joli village.
  • Notons la présence de nombreuses fermes à droite de l’actuelle rue André Audoli, nous y reviendrons ultérieurement plus précisément.
  • A cette époque les bois de Saint-Tronc sont encore particulièrement visibles, notamment à gauche sur la première partie de François Mauriac (anciennement chemin de Pont-de-vivaux à Saint-Tronc)
  • A partir de 1840, le chemin qui conduisait à l’ancienne bastide Val des Pins (centre JB Fouque) a vu la naissance de nombreuses bastides richement ornementées (la Piboulo, La Gauloise, Le Val des Bois, etc.)

Saint Tronc – 1950 – Le château des Roches est visible en haut à droite (à l’emplacement actuel du chemin d’accès vers Le Ruissatel) Le chemin suivait à peu près la route actuelle. Le chemin débutait sa course sur le chemin de Saint Tronc à Saint Loup (devant l’actuel Gifi). Les platanes (dont certains existent toujours vers Casteltoc bas) devaient permettre une ascension plus ombragée

Photo IGN – Multicarto

Saint Tronc 1950 – Photo 3. Nous apercevons sur la droite, le sentier du château des Roches qui vient se connecter à l’ancien chemin de Saint Tronc à Saint-Loup (rue André Audoli). La traverse brodée de petits murs ne doit pas excéder deux mètres de large. L’on aperçoit aisément le groupe de platanes à la jonction entre le sentier des Roches et la traverse (parking GIFI)

  • On peut deviner, nichée dans la verdure l’ancienne ferme qui deviendra plus tard le Raquette Club fondé par Mr Intagliara
  • En dessous l’on aperçoit au bout d’une allée rectiligne, la bastide « La Piboulo ». Carte IGN – Multicarto

Saint Tronc – carte état-major 1866. Notez que les espaces s’organisent en lieu-dits du nom des propriétaires de parcelles.

Saint-Tronc 1950 – Photo 4

Suiivons à présent le canal de Marseille (tracé bleu) qui serpente depuis les Trois Ponts. Nous survolons à présent le Val des Bois. L’arrondi blanc symbolise l’actuel jardin de Flore.

Carte IGN – Multicarto

PHOTO 2

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Castelroc haut vers 1985 – Les immeubles en haut de la photo et le stade sur la droite. Les champs en contrebas n’ont pas encore été loti. L’on aperçoit facilement en bas de la photo, l’ancien bassin de rétention d’eau qui alimentait les cultures. Le petit pont qui menait au champs légèrement sur la droite. Enfin, l’on devine également (le probable) ancien chemin de procession qui prend à droite après la jonction et qui rejoint le stade.

Hypothèse ancien chemin procession. Nous n’avons pas encore malheureusement le document d’archive qui l’attesterait mais en zoomant au maximum, on distingue dans le cercle, une surface claire, c’est l’ancienne calade. Constituée de pierres taillées massives et épaisses, elle semblait prendre appui dans le virage pour permettre une ascension plus facile.

Rémy Alacchi

Photo 3 : 1985

Castelroc haut au centre en haut le stade à droite et la résidence la Marguerite en bas à gauche. Le petit terrain de foot de la marguerite se trouvait d’ailleurs à cet emplacement.

Plus encore que sur la précédente photo l’on devine très bien sur cette ancienne photo, la vocation agricole du quartier St tronc. A cette echelle les parcelles apparaissent nettement et rappelons que dans les années 75 des vaches y paissaient encore.

Prochainement. Des clichés colorisés plus précis au sol avec des vues des années 50 bien avant la construction des jardins de Flore de Castelroc haut et bas. L’on peut y voir les nombreuses fermes qui longeaient le canal entre l’ancienne traverse de Chante-Perdrix et l’ancien chemin de Saint-Tronc.