Histoire des bastides de Saint Loup

Par Remy Alacchi – @ Tous droits réservés – 2005

Source : Les bastides de Saint Loup, Henry Luppi, Comité du vieux Marseille, 1983

Campagne Hugues : 10, traverse de Chanteperdrix . La luxuriance du lieu, la hauteur des platanes centenaires signait la présence de nappes d’eaux abondantes et souterraines sous la bastide. Cette demeure à vocation agricole appartint à la famille Gros, fabricants d’eaux de vie, puis elle passa entre les mains de jardiniers, Les Hugues, qui l’exploitèrent jusqu’en 1891. La bastide servait alors de moulin à huile d’olive, la meule est d’ailleurs toujours visible dans la cour. Bastide démolie en 2008.

La Germaine

La Germaine – Rue Pierre Doize A nouveau, bastide du XVIII eme, le domaine comportait jadis,une maison de gardien, aujourd’hui disparue. Le parc s’étendait jusqu’aux limites du parking Auchan. La propriété jouxtait alors la parcelle de la bastide  » La Martine  » qui se trouvait à coté de l’actuelle piscine de Pont de Vivaux. A l’origine, la Germaine fut la propriété de la famille Hawadier.

Les Bruyères – Entrée du parc des Bruyères D’après H. Luppi, cette belle battisse aux accents Florentin fut le bien du Docteur Antoine Magloire Brengues aux alentours de 1850. Sa fille Fanny en hérita vers 1894. Mariée au notaire Charles Castanié, ils firent leg de la bastide à leurs enfants. C’est à cette époque que la tour carrée fut rajoutée à l’ensemble. La propriété fut ensuite rachetée par la ville.

Canto – Perdrix – Traverse Chanteperdrix – Cette belle bastide entourée de platanes centenaires demeure incroyablement conservée.. Au XVIII eme siècle, elle appartint à la famille Constant. Sous l’empire (1804 -1812) elle portait alors le nom de Cazeneuve ( maison neuve ) La demeure fut mise aux enchères en 1828, Mr Joseph Cabasson, cordonnier à Saint Loup emporta la vente. Son fils, Joseph, naquis dans la bastide en 1841. Aquarelliste de talent,élève de Loubon, il acquis dans la région une certaine renommée. La bastide fut occupée par le officiers Allemands pendant la guerre de 39-45

Saint Thys

Saint Thys – Rue Pierre Doize . La bâtisse fut construire au XIX eme par la famille Racine, riches négociants. Dans les années 1930, la maison fut transmise à Mr Albert Accard, avocat et fils de bâtonnier Autres propriétaires, Mr FG Fotiadis puis elle accueillit les locaux administratifs des CRS.avant d’ être laissée à l’abandon. Cette magnifique bastide est sortie récemment de sa torpeur grâce à la création d’une maison spécialisée

La Renette

.

La Renette : Boulevard Romain Rolland Largement morcelée, la bastide possédait à l’époque sa propre chapelle. Son parc, à ce jour réduit au minimum, s’étendait naguère au sud jusque’ à la Fauvière et jouxtait l’actuel Auchan

Gorge Noire – Parc des Bruyére Elle fut construite pour Mr Barthélemy Badetty dans la seconde moitié su XIX eme. La famille Badetty était des fabricants d’huile et de graines sur l’avenue des chartreux. La maison demeura dans la famille Badetty jusqu’en 1908, date à laquelle elle fut acquise par Henri de Martialis de Contans, ingénieur. Autres propriétaire (1912) Philippe- Antoine Cerrati, conseiller municipal. Henri Luppi, nous raconte que la bastide possédait une grotte au sommet de la colline avec de jolies stalactites.

Les Marronniers – Bvd de Saint Loup Belle bastide XVIII eme, le parc de la résidence a été largement morcelé Elle fut le bien d’ Estienne Roustang dés 1755. Les historiens qui se sont penchés sur l’évolution de cette bastide nous apprennent que le Sieur Roustang céda les terrains en bordure de la route pour permettre la construction des maisons. Ces bâtisses, quoique modestes firent de lui, un généreux donateur et il devint ainsi  » le seigneur de Saint Loup  » A sa mort, sonbeau-fils, M de St Eloy en hérita et fit construire  » un château  » sur l’emplacement de la bastide. La propriété était alors traversée par un petit biez qui activait le moulin du Martinet. Henri Luppi, historien des bastides, nous apprend  » que le château comportait d’élégantes tourelles, quatre canons, dont deux tournées vers le nord et deux vers le midi,  » De somptueuses statues de marbre représentant de personnages mythologiques donnaient de airs de Versailles à ce coin de province. Le parc, lui aussi, avait fait l’objet de soins particuliers. De belles allées complantées de marronniers furent créées sur le modèle des jardins à la Française, très en vogue à l’époque ; En 1791, le domaine qui comportait en tout trois bastides, fut cédé, elle passa successivement entre les mains de Laurent – François Tarteron puis du Sieur Louis -Auguste Reboul. La famille Reboul la conserva jusqu’à la révolution, ils échappèrent d’ailleurs de peu au chaos révolutionnaire. En 1910, le châteaufut acquis par un avocat, Xavier de Magallon. La belle grille aux armes de la famille Reboul est encore visible, sur le boulevard de Saint Loup.

A suivre