Histoire des bastides Chanteperdrix et traverse Chevalier

Par Rémy Alacchi – Tous droits réservés

Histoire des bastides de Chanteperdrix et Grands Pins
CARVILLAN Au IX éme siècle de noter ère, CARVAILLANUS AGER » était une villa importante située dans une terre situé au- delà des rives de l’Huveaune. Cette villa, propriété des moines de Saint Victor fut offerte par un seigneur du nom de SIGOFREUS Ce nom CARVILLAN demeura dans l’inconscient collectif , il désignait selon Alfred (La banlieue de Marseille, 1878 Editions Jeanne Laffitte ), des terres incluants « le château Berger, la campagne Pastré, le lotissement Fémy. Les autres sections de CAVAILLAN s’étendaient sur la rive sud -est de l’HUVEAUNE, (De l’actuel Parc Dromel, à la Sauvagère et jusqu’  à l’actuel Pont de VIVAUX) Le morcellement au fil des siècles des terres de Carvillan a donné naissance aux quartiers de Ste Marguerite, Saint Tronc.D’autres sections  portent les noms de Chmap Fleuri ou Canto perdrix. L’appelation locale  de Chanteperdrix pourrait provenir des anciennes parcelles des moines de Saint Victor
L’arrivée de l’eau à Saint Loup fut une benediction pour le quartier Saint Loup. Irrigé par l’eau du canal, le quartier se developpa rapidement. La traverse Chantepedrix,  jadis étroite et bordée de hauts murs delimitant les propriétes n’a pas échappé à la régle.

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Bois Puget : Terrain proche D’Auchan. La bastide désormais disparue doit son nom à la famille Puget ( Wulfran Puget- armateur , président de la Caisse d’Epargne puis de la Chambre  de commerce dans le milieu du XIX eme siècle ) Entourée de bois et de feuillus , la parcelle était fort ancienne. Henry Luppi nous dit qu’il fut d’abord le bien du Sieur Fourrat à la Révolution avant d’être vendue à la famille Puget. La bastide devait se trouver dans le petit bois entre le parking d’Auchan, le stade de la germaine et le groupe d’immeubles des Marronniers.

Campagne Germain : 4, traverse Chanteperdrix.  Jadis nommée Campagne Dutertre, le propriétaire du lieu fut le libraire Jean Dutertre. Exerçant sur la place de la bourse, Luppi nous apprends qu’il resta maître des lieux jusqu’en 1891, date à laquelle, le domaine fut acquis pas Germain Esmeric. La bastide a été rasée dans les années 60, laissant la place à la Résidence Chanteperdrix

Le Chalet : 2 traverse Chanteperdrix : D’après Henry Luppi, la bastide a appartenu à la famille Hamaldive au XIX eme siècle Il devint successivement fabrique de pâtes puis maison de fermier avant d’être lotie dans les années 50

Les Cerisiers :  7,  traverse Chanteperdrix : La propriété fut le bien de Mr Raçine qui possédait déjà la Villa Saint Thys et la bastide Aéria .  Le nom du domaine rappelle qu’avant d’être vendue et morcelée par les promoteurs, la propriété était un vaste verger.

Les Pins : 8, traverse Chanteperdrix : Cette bastide fut le bien de Ambrosie Coder ( Société Coder ) dans les années 1860; il la vendit qvec la maison de fermier au Sieur Horace Prost.

Campagne Perasso : Traverse Chanteperdrix (actuelle résidence Haut des Bruyères)
Le domaine encore visible , il y a quelques années , appartint à la Comtesse Filippi à la fin du siècle dernier . La famille Perasso la racheta en 1910. Au même moment,  elle venait de créer l’ entreprise dans les collines de Saint Tronc.

Traverse Chanteperdrix -1997 - Anciennes fermes et terres agricoles
Traverse Chante-Perdrix 1997 - Ancienne ferme et terres agricoles

Château Saint Loup ou Château Meynard ( actuel Groupe d’immeuble Château Saint Loup ) La battisse appelée « château » était une belle demeure en pierre grise possédant ses écuries et sa maison de fermier. Construit dans les années 1840-45, il appartint initialement à Mr François-Pierre Meynard,  rentier. Il  légua le bien à son fils en1891. Le marquis JS Larragoîti en fut l’heureux propriétaire dans les années d’avant guerre. Vandalisé, délabré, le château survécut un temps à la construction alentours du groupê d’immeuble Château Saint Loup

Campagne Hugues 10, traverse de Chanteperdrix. La luxuriance du lieu, la hauteur des platanes centenaires signe la présence de nappes d’eaux abondantes et souterraines sous la bastide. Cette demeure à vocation agricole appartint à la famille Gros, fabricants d’eaux de vie, puis elle passa entre les mains de jardiniers, Les Hugues, qui l’exploitèrent jusqu’en 1891. La bastide servait alors de moulin à huile d’olive, la meule est d’ailleurs toujours visible dans la cour. La bastide est relativement encore en bon état. Sa particularité réside en la présence d’une tour carrée attenante à la maison. Démolie en 1999

 

Canto perdrix – Traverse Chanteperdrix Cette belle bastide entourée de platanes centenaires demeure incroyablement conservée.. Au XVIII eme siècle, elle appartint à la famille Constant. Sous l’empire (1804 – 1812) elle portait alors le nom de Cazeneuve ( maison neuve ) La demeure fut mise aux enchères en 1828, Mr Joseph Cabasson, cordonnier à Saint Loup  emporta la vente. Son fils, Joseph, naquis dans la bastide en 1841. Aquarelliste de talent, élève de Loubon,  il acquis dans la région une certaine renommée. La bastide fut occupée par les officiers Allemands pendant la guerre de 39-45

Canto perdrix

 

Les Deux Lions ou bastide Massot : La bastide était le bien à la fin du siècle dernier de la famille Fischer et notamment du Général HP Fischer. Vendue ensuite au maraicher A Cerruti dans les années d’aprés guerre

 LES GRANDS PINS Traverse Chevaler  Anciennement dénommée « Viol de Patat »(du latin via -chemin) Le nom de la traverse a été modifiée très certainement vers 1847-50. la dénomination rappelle le souvenir de Madame Roux veuve Chevalier qui acheta une propriété de 5 hectares à JB Raymond en 1854

La Candole ou campagne Allione : Sur l’emplacement de l’actuel résidence des Grands Pins Au début du siècle dernier, le domaine appartenait à Pierre Balthazar Chanet. Sa veuve hérita de la propriété en 1837.l La transmission se fit de proche en proche jusuq’en 1897, date à laquelle La Candole fut vendu à Mr Joseph Rouvier puis à la famille Allione dans la première moitié du XX eme siècle.  Luppi nous apprends que le domaine s’étendait jadis sur 3 hectares, Mr Allione  y exploitait une laiterie dans les années 60, juste avant la construction de la résidence des Grands Pins. Située en contrebas du canal, l’exploitation agricole devait jouir d’une irrigation suffisante pour enrcirir la terre et nourrir les vaches.

Campagne Leydet ou Mestre : Le lieu -dit Les Grands Pins doit son nom aux grands arbres qui  se dressaient jadis à cet endroit, il ne reste rien de cette pinède. La bastide existait déjà dans le milieu du XIX eme siècle et appartenait à Mr Paul Meistre qui la légua à ses héritiers en 1886. Le poète Félibrige Jean Monné l’occupa ensuite jusqu’en 1919, date à laquelle le parc fut loti.   Luppi qui a retracé l’histoire de cette bastide n’est pas très précis quant à son emplacement.  Nous savons  qu’elle se situait à gauche de la Traverse Chevalier, certainement sur un terrain englobant les parcelles comprises entre le Boulevard des Grands pins et la Traverse Chevalier.

 

 

Campagne La Raffine – extrémité de la Traverse Chevalier (après le canal)
Les recherches d’Henri Luppi au sujet de cette bastide sont étonnantes. La bastide était située au lieu- dit  » viol de patat  » devenu ensuite la Traverse Chevalier. uLa bastide était située au lieu- dit  » viol de patat  » devenu ensuite la Traverse Chevalier. Cette bastide qui existe fut le berceau eet la demeure de l’abbé Jean -Jacques Cayol qui y naquit en 1812et y mourut en 1869. Professeur de Philosophie au collège Catholique de Marseille, il est surtout l’auteur d’une monographie sur l’histoire du quartier Saint Loup.

La Jourdane  proche de la Raffine (très ancienne 1790)

Source : Les bastides de Saint Loup, Henri Luppi, Comité du vieux Marseille, 1983