Les bastides disparues de Saint Tronc – Campagne Verdillon

par Remy Alacchi – Tous droits réservés

Sources : Henri Luppi, Les bastides de Saint Loup,, comité du Vieux Marseille.

Bastide Verdillon – 7 traverse Vieille Chapelle – actuellement Verdillon

J’ai longtemps méconnu l’emplacement de cette bastide. Si je connaissais l’existence d’une maison nommée Verdillon, je la pensais beaucoup plus bas sur la traverse. En début d’année 2021 une discussion avec une ancienne habitante du quartier m’a révélé son existence.

AVANT PROPOS : J’avais toujours pensé que la Bastide Bois Fleury s’étendait jusqu’aux confins de Saint-Tronc c’est-à-dire sur l’actuelle bastide La Germaine. Grossière erreur en vérité, l’accès aux cartes vues d’avion des années 50 nous éclaire plus précisément sur la répartition des parcelles.

Sur la photo ci-dessous nous percevons nettement la Bastide Bois fleuri en bas à gauche, la Bastide la Germaine et la bastide Verdillon au centre et qui lui fait face .

Photo IGN / Multicarto

La bastide Verdillon se trouvait sur l’ emplacement actuel du petit snack face au lycée Jean Perrin ( au dessus de boulevard urbain sud )

Invraisemblable photo qui atteste du passé agricole de Saint-Tronc et qui a demeuré jusqu’au début des années 1960. L’on remarque aisément sur la photo à l’emplacement actuel des terrains de foot de Jean Perrin ( face résidence du Lycée ) de nombreux espaces cultivés

Notez également sur la photo la taille du corps de ferme de la bastide Verdillon. Cela nous renseigne sur la richesse des propriétaires, nous allons y revenir dans la seconde partie. En comparaison, la bastide la Germaine que l’on aperçoit de l’autre côté de la traverse nichée dans la verdure semble bien modeste.

L’evolution du quartier a été telle que nous aurions du mal à reconnaître le quartier sur cette photo. .

Les anciens me raconteaient récemment qu’ils remontaient souvent la traverse pour aller se rendre au catéchisme dans la Bastide Bois fleury tenue à l’époque par des religieuses en cornettes.

HISTOIRE DE LA BASTIDE VERDILLON :

Suivons Henri Luppi. Nous apprenons que la bastide existait déjà dès la première moitié du XIXème siècle. Elle appartenait à la famille Verdillon devenue  » de Verdillon  » en 1870. Les Verdillon étaient des négociants de père en fils . En 1832, leur fermier s’appelait Pierre Pignatel.

H Luppi nous apprend que la Bastide passa à la fin du siècle à Alban de Verdillon et à son épouse née Victorine Prats de Carro, domicilié au 67 rue Breteuil.

En 1928, c’est le comte d’Albertas et son épouse née Bérenger qui rachetèrent le domaine ( le comte possédait d’ailleurs d’autres terres dans le quartier )

Après la guerre , la propriété fut acquise par Monsieur Charbonnier. Sa veuve l’occupa jusqu’à la fin des années 60 puis vendit une partie de la campagne pour la construction du lycée régional Jean Perrin.

Plus rien ne subsiste de la bastide et la campagne attenante à été totalement lotie.

Remy Alacchi – Octobre 2021- Tous droits réservés